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Aumônerie Israélite des Armées

 

Jeudi 18 novembre, 160 passagers ont embarqué vers Cracovie à bord d’un vol spécial d’Air France affrété par l’Aumônerie israélite des armées. Au-delà de la visite des camps d’Auschwitz et de Birkenau, la 9ème édition de ce voyage restera dans les esprits comme un hymne à la réflexion, au dialogue et à la vie.

     6h30 du matin, à l’aéroport Roissy - Charles de Gaulle, des collégiennes d’Ohr Sarah, des élèves du lycée militaire de Saint-Cyr, de l’Institut Supérieur de Management Public et Politique mais aussi hommes de  culte, hautes personnalités civiles et militaires se pressent  au comptoir d’enregistrement. L’aumônier général israélite des armées et de l’armée de l’air, le Grand rabbin Haïm Korsia, concepteur du projet, assure l’accueil, avec quelques adjoints. Rien de commun apparemment entre ces protagonistes… si ce n’est la volonté d’explorer autrement la mémoire d’un lieu : celle d’Oshpitzin, ville polonaise à la présence juive millénaire et prospère, devenue en 1940 Auschwitz symbole de l’holocauste.  

  Au décollage,  une enveloppe  remise  aux passagers donne la direction première du périple. « Pour certains, Auschwitz est une histoire, pour d’autres c’est leur histoire, mais aujourd’hui c’est  plus que jamais notre histoire à tous », écrit HaÏm Korsia dans le courrier d’accompagnement. C’est en effet vers  un espace commun de réflexion que sont conduits  les passagers, guidés par  un émouvant document « Auschwitz, passé commun »  de Geneviève Guicheney, correspondante de l’Académie des Sciences  Morales et Politiques. Un livret « Recueil et réflexions » sur la mémoire et la Shoah est joint, ainsi qu’une biographie du docteur Elie Buzyn. Né en 1929 à Lodz, cet homme au destin hors norme fait partie des 426 « enfants de Buchenwald » accueillis par l’OSE en 1945.Au fil du voyage, il témoignera inlassablement, évoquant ses trois enfants et sept petits-enfants comme sa  véritable victoire.

« Ce sont mes frères que je cherche » [Livre de la Genèse]

    Mais au-delà de l’aspect mémoriel et pédagogique, le point le plus remarquable tient aux symboles forts du voyage. Dans deux autocars, il fut possible à chacun d’assister à la mise des tefillines  par les aumôniers israélites, rituel  assorti d’explications, mais aussi à la prière du matin. De De la lecture de la Torah par Elie Buzin à la amida (prière) par les élèves d’Ohr Sarah en la dernière synagogue d’Auschwitz, prière de mineha, sonnerie du Chofar dans la nuit de Birkenau, et surtout l’allumage œcuménique de 6 bougies  disent la vraie victoire de l’Homme  sur la barbarie nazie. « J’essaie de produire de la fraternité, ce qui a été créé ici », explique Haïm Korsia. Et de conclure : « Au moment du premier crime de l’histoire, Caïn dit : suis-je le gardien de mon frère ? La seule réponse, discrète, que j’ai choisie est celle de Joseph : ce sont mes frères que je cherche. La seule tentative de réponse est bien de chercher la fraternité autour de nous ».

 

Hadassah Eliraz (Avec l’ aimable autorisation de Actualité Juive)

 

 

 

  

Voyage annuel à Auschwitz

Chaque année l’Aumônerie Israélite des Armées organise un voyage dans ce camp d’extermination.

Ci-dessous le  récit de l’un de ces voyages .