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Aumônerie Israélite des Armées

 

Editorial année 2013 - 2014

L'impéatif de vivre dans la joie!

Voici enfin une bonne nouvelle! En ces temps moroses, oùles méias nous abreuvent àlongueur de journé de préisions éonomiques plus pessimistes les unes que les autres, le calendrier juif nous offre trois week-ends prolongé de joie avec le Nouvel an, Soukot (fêe des cabanes) et Sim’hat Torah (fêe de la Torah). Et nous devons êre heureux en ces occasions, car en effet la Torah nous ordonne: «Tu te réouiras pendant tes fêes» (Deutéonome, XVI,14). Mais comment êre heureux, si l'ambiance ne s'y prêe pas? Comment êre joyeux sur commande?

 

La joie peut prendre difféentes formes. Contenue, comme celle des marié sous le dais nuptial. Méangé aux larmes, comme celle des parents lors d’une naissance, exubéante comme celle des supporters se levant d'un seul mouvement aprè un but, fièe, comme celle de l’éudiant obtenant son diplôe, triste car provoqué par l’abus d'alcool…

 

Le Talmud, Chabbat 30b, met en exergue une contradiction apparente dans le livre de l’Eccléiaste. Au chapitre II, le roi Salomon érit : « Et àpropos de la joie : À quoi sert-elle ? Elle n’est d’aucune utilité . Alors qu’au chapitre VIII, on peut lire: « J’ai exaltéla joie ». Se fondant sur cette contradiction, le Talmud n’héite pas àaffirmer que la seule joie qui vaille la peine d’êre ressentie, magnifié par le roi Salomon, est celle procuré par l’accomplissement d’une mitsva, un commandement divin. Toutes les autres joies ne seraient que "vanitédes vanité"…

 

En effet, toutes les autres joies appartiennent àla catéorie des joies fugaces, limités et presque inutiles, qui n’apportent rien de concret àl’homme. Ainsi, l'un des sens éymologiques du mot "commandement", mitsva, est tsavet : accompagner, relier, unir. Seule la mitsva permet ce prodige de « marier » l’homme et son Créteur. Comme si, la mitsva formait le dais nuptial de ce couple si singulier.

 

Accomplir une mitsva permet àl’Homme de connaîre cette sensation merveilleuse de bien-êre gééépar la préence àses côé de l'Eternel. Cette joie, oùle plaisir se mêe au ravissement intéieur, est le véitable bonheur qui envahit le corps et l’âe de l’êre humain car il est heureux tout simplement de ce qu’il est et de ce qu’il vit au quotidien. A chaque instant, insensible aux alés de l’existence, il est heureux et rassurépar l’abri protecteur du Tout-Puissant. Cet extraordinaire bien êre est en fait, d’une manièe gééale, le produit du sentiment du devoir accompli.

 

A l’heure où se referme le grand livre de l’anné éoulé, nos militaires engagé sur plusieurs thétres d’opéation peuvent léitimement érouver cette fiertédu devoir accompli. Ainsi en Afghanistan, nos forces ont su organiser leur retour en bon ordre, et au Mali, au coeur des massifs montagneux de l’Adrar des Ifoghas, sur des terrains si difficiles, nos soldats ont permis le réablissement de la souverainetéde l’éat malien. Ce succè a ééobtenu dans des conditions de réctivitéimpressionnantes. Le Talmud (Taanit, 23a) rapporte que lorsque Rabbi Béoca interrogea le prophèe Elie afin de savoir s’il y avait dans la foule qui se pressait au marchédes personnes qui méiteront d’accéer au monde futur, le saint homme lui déigna alors deux frèes. Rabbi Béoca courut les voir et leur demanda que faisaient-ils de particulier. Les deux hommes réondirent: « Nous sommes des gens de peu, mais dè que nous remarquons une personne triste dans la rue, nous la distrayons avec nos plaisanteries ».

 

J'ai la conviction qu'il ne s'agit pas de faire un festival de blagues, mais d'ouvrir un sourire chez nos camarades, afin juste de briser la méancolie ambiante et pouvoir ouvrir le chemin de la joie véitable, celle de la rencontre avec l'autre, celle de la rencontre avec la parole divine. Être fier de ce que vous faites, toujours érouver cette incommensurable bonheur du devoir accompli, mais l'accompagner de la modestie de savoir qu'il faudra trouver la force de recommencer encore et toujours, trouver sans cesse des raisons de se réouir, ce sont les souhaits que je formule pour chacun en ce déut d’anné religieuse.

 

Bonne anné àtous, Chana tova.

Haïm Korsia

Aumônier Général et Grand Rabbin de France

PY Bauer